
Surnommé « l’arbre de vie », l’arganier (Argania Spinosa) est un arbre épineux qui pousse exclusivement dans la région du sud-ouest marocain. Il peut atteindre 8 à 10 mètres de hauteur et vivre jusqu’à 200 ans. Ses racines s'enfoncent très profondément dans le sol à la recherche d'eau, ce qui permet de stabiliser le sol, le protégeant de l'érosion et limitant l'avancée du désert. L’arganier donne des fleurs puis des fruits. Les fleurs hermaphrodites apparaissent entre mai et juin ; elles sont jaunes verdâtres, parfois blanches. Le fruit est une baie ovale, de la taille et la forme d’une grosse olive, contenant une noix dans laquelle se trouve une ou deux amandes, appelées amandons. Un arbre peut produire jusqu’à 8 kg de fruits par an soit un total moyen de 128 000 tonnes par an, pour l’ensemble de l’arganeraie marocaine.
L’huile d’argan est utilisée depuis toujours par la population berbère de l’Atlas pour se protéger des conditions climatiques extrêmement rudes (vents forts, soleil). Ils l’utilisent de la naissance à l’âge adulte.
La récolte des fruits d’argan est exclusivement réservée aux femmes berbères. Après leurs mères, grands-mères et arrière-grands-mères, elles se transmettent les gestes et le savoir-faire pour produire un élixir qui depuis quelques années, a franchi les frontières de la Méditerranée.
Entre juin et août, elles ramassent les fruits mûrs tombés à terre. Elles les font ensuite sécher plusieurs semaines au soleil, puis elles cassent la noix entre deux pierres, une noix réputée seize fois plus solide que celle de la noisette, pour en extraire enfin les précieux amandons oléagineux.
Ce travail est particulièrement fastidieux : en une journée de travail, une femme peut produire de 1 à 1,5 kg d’amandons.
Les amandons sont broyés dans une meule en pierre, puis la pâte d’amandons est additionnée d’eau et malaxée à la main pour en extraire l’huile.
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